17 déc 2007

Créer vos réseaux d’informations par la syndication de contenu

Publié par at 16:49 Sous Article

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Nous avons vu dans un billet précédent comment utiliser les flux RSS comme outil de mise à niveau des informations. Si vous êtes compétant dans un domaine donné ou plus simplement vous voulez donner votre avis sur certains sujets vous ne résisterez pas à l’envie de publier, soit sur un blog, soit sur un site Internet. Vos notes auront d’autant plus de force qu’elles pourront être confortées par des informations en provenance d’autres sources.Une forme supérieure de l’utilisation des flux RSS est la syndication.

La syndication de contenu Web est une forme d’autorisation dans laquelle une portion du site est rendue disponible à d’autres sites. Cela peut être rendu simple en y ajoutant une licence pour que les autres utilisateurs puissent l’utiliser. Bien souvent la syndication est l’acte de rendre disponible un flux RSS avec l’en-tête du contenu récemment ajouté au site web (par exemple la dernière note ou le dernier post du forum).

Exemple : sur le site du Le Monde , on peut lire « Les dernières informations publiées sur Le Monde.fr peuvent ainsi venir enrichir automatiquement votre site Internet ou compléter vos sources d’informations déjà agrégées via un logiciel de lecture des flux RSS. .

Ainsi, les webmasters d’autres sites peuvent afficher les nouvelles du Monde à tout moment, sans mettre à jour manuellement leur site.

Comment cela marche-t-il ?

Le site du Monde est, comme beaucoup d’autres, un site web dynamique. Le contenu est géré indépendamment de l’affichage. De ce fait, il est possible de générer une page, comme http://www.monde.fr/nouvelles.xml, qui contient une description des derniers articles publiés sur le site. Seuls le titre, l’auteur et l’URL sont indiqués pour chaque article.

Exemple :

<title>Le Monde.fr : A la une</title>

<link>http://www.lemonde.fr</link>

<description>Toute l'actualité au moment de la connexion</description>

<copyright>Copyright Le Monde.fr</copyright>

<image><url>http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/lemondefr_rss.gif</url><title>Le Monde.fr</title><link>http://www.lemonde.fr</link></image>

<pubDate>Mon, 17 Dec 2007 15:18:09 GMT</pubDate> 

<item>

  <title>Les Palestiniens espèrent lever 5,6 milliards de dollars d'aide à Paris</title>

  <link>http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0@2-3218,49-990548,0.html?xtor=RSS-3208</link>

  <description>Une conférence des donateurs se tient à Paris, lundi 17 décembre.</description>

  <pubDate>Mon, 17 Dec 2007 12:49:01 GMT</pubDate>

  <guid isPermaLink="false">http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0@2-3218,49-990548,0.html?xtor=RSS-3208</guid>

  <enclosure url="http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2007/12/17/h_1_ill_990559_conf_paris_257730.jpg" type="image/jpeg" length="2402"></enclosure>

</item>

<item>

 ......etc ...

Un site qui voudrait afficher ce contenu va récupérer le fichier, et le traiter de telle sorte que les informations soient affichées d’une manière élégante.

Un agrégateur (de l’américain aggregator) est un logiciel qui permet de suivre plusieurs fils de syndication simultanément.

Principe

L’objectif d’un tel logiciel est de permettre l’agrégation de plusieurs sources de contenus internet en une seule application. Le suivi du contenu est réalisé quasiment en temps réel. Proche dans son fonctionnement de la messagerie électronique, l’agrégateur est le plus souvent un outil limité à la lecture des messages reçus.

Les sources de contenu, des sites web en général, mettent à disposition l’adresse d’un fil de syndication mis à jour plus ou moins régulièrement. Cette première phase, l’émission d’un fil de contenu, consiste en la syndication de contenu, c’est-à-dire en la mise à disposition structurée de données. L’agrégation consiste elle à s’abonner à un ou plusieurs de ces fils de syndication. Leurs mises à jour sont alors détectées automatiquement par l’agrégateur, et l’utilisateur en est averti aussitôt, sans avoir à visiter périodiquement les sites internet diffusant les fils de syndication auxquels il s’est abonné. L’intérêt d’un agrégateur réside donc dans sa double faculté à :

  • prévenir automatiquement de la mise à jour d’un site web (ou des actualités qu’il publie);
  • le faire pour un ensemble de sites.

C’est une sorte de « facteur » qui dépose un courrier virtuel chez l’utilisateur, dispensant ce dernier de venir régulièrement aux nouvelles en visitant toute une série de sites internet.

Le principe d’un agrégateur diffère de celui d’un client de messagerie, le logiciel étant adapté aux principes du « fil » de syndication. Chaque fil est associé à un dossier dans l’agrégateur, dossier qui contient les différentes entrées du fil – le plus souvent par ordre chronologique inverse (les plus récentes entrées en premier). Lorsqu’une nouvelle entrée est ajoutée au fil, l’agrégateur le détecte et prévient l’utilisateur de l’arrivée de ce nouveau contenu par quelque moyen adapté (notification sonore, visuelle, etc.). La détection de nouveaux éléments dans un fil est périodique ou réalisée à la demande de l’utilisateur, qui peut souhaiter mettre à jour tout ou partie de ses abonnements.

En général, un agrégateur permet de visualiser une liste des fils enregistrés, classés alphabétiquement ou par thématique. Pour chaque fil, les n-derniers éléments sont listés (n choisi par l’utilisateur ou fixé). Pour chaque élément (billet, article…) peut être affiché un résumé ou son contenu complet. De ce fait, l’utilisateur peut être amené à quitter son agrégateur pour lire le contenu sur le site d’où il a été tiré, ou bien en faire l’entière lecture dans son logiciel.

Contrairement à un client de messagerie, un agrégateur est un dispositif de lecture passif. Il ne permet pas de « répondre » aux éléments reçus – bien que dans le cas de billets blogs, certains agrégateurs permettent de poster des commentaires. De plus, un agrégateur est spécifiquement développé en vu de traiter une information structurée, reposant sur une technologie particulière.

Technologie

Les agrégateurs traitant des fils de syndication structurés, ce sont pour la plupart des logiciels clients interprétant des fichiers textes de contenus balisés. XML est largement utilisé, pour les fils de type RSS et Atom par exemple.

Usages

Les fils de syndication sont très utilisés sur les blogs : chaque nouveau billet posté est ainsi transmis en quasi-temps réel aux personnes abonnées au fil du carnet, qui peuvent le lire directement dans leur agrégateur. Ce mode de suivi commence à être adopté en masse par les sites d’actualités, comme les quotidiens en ligne, dont le contenu renouvelé arbitrairement ou par cycles peut-être regroupé en thématiques par l’utilisateur. La plupart des agrégateurs permettent en effet de faciliter le suivi de ces fils en les catégorisant en dossiers et sous-dossiers.

Agrégation et syndication sont les deux facettes d’une même idée, qui veut proposer à l’utilisateur une décentralisation du contenu : créé en des points isolés d’internet, il doit pouvoir être transmis à travers les mailles du réseau de façon simple, et il doit également pouvoir être regroupé chez l’utilisateur et le lecteur, en des thématiques arbitraires, sans perdre sa cohérence. L’agrégateur essaye de faciliter l’organisation du contenu, en plus d’être un outil de suivi temporel.

Agrégation en ligne

Des services d’agrégation en ligne permettent de suivre une liste personnelle de fils.

La même idée de syndication et d’agrégation est mise en œuvre directement au travers de sites au contenu centralisé directement sur la Toile, et non plus chez l’utilisateur. L’agrégateur est alors une application web, non un logiciel classique (par exemple, Bloglines, del.icio.us, Netvibes ou en français NewsRSS, Floobby, Zewol) proposent ainsi une syndication pour laquelle l’agrégation repose sur l’URL sémantique.

Une folksonomie est un néologisme désignant un système de classification collaborative décentralisée spontanée. Le concept étant récent, sa francisation n’est pas encore stabilisée, bien que le grand dictionnaire terminologique l’ait ajouté à sa base de données. Le terme folksonomie est une adaptation française de l’anglais folksonomy, combinaison des mots folk (le peuple, les gens) et de taxonomy (la taxinomie).  Certains auteurs utilisent à la place les termes potonomie, peuplonomie ou taxinomie populaire.

La folksonomie ou le « social bookmarking » se définit comme étant une action de faire le partage de liens entre les différents utilisateurs d’Internet. Les internautes peuvent utiliser la manière de classification désirée et ce, par mots étiquettes. C’est un répertoire complet comprenant des signets qui permettent le partage des favoris avec les autres internautes. En se créant son propre dossier, l’usager peut alors enregistrer, sur le réseau, les informations qu’il veut divulguer et ce, incluant ses liens favoris, quelques descriptions, des notes et des étiquettes.

C’est un moyen de communication universelle, puisque tous les humains peuvent entrer en relation et avoir accès à une panoplie d’informations. Les utilisateurs de la folksonomie sont tous les internautes. Grâce à ce réseau social, plusieurs données et ressources sont facilement accessibles.

À l’inverse des systèmes hiérarchiques de classification, les contributeurs d’une folksonomie ne sont pas contraints à une terminologie prédéfinie mais peuvent adopter les termes qu’ils souhaitent pour classifier leurs ressources. Ces termes sont souvent appelés mots-clés ou « tags  » ou, en français, étiquettes.

L’intérêt des folksonomies est lié à l’effet communautaire : pour une ressource donnée sa classification est l’union des classifications de cette ressource par les différents contributeurs. Ainsi, partant d’une ressource, et suivant de proche en proche les terminologies des autres contributeurs il est possible d’explorer et de découvrir des ressources connexes.

Par exemple, le site Flickr permet le stockage massif des photos, accessibles par défaut à tout le monde.

Le classement se fait non par un répertoire mais en affectant un ou plusieurs mots-clés à la photo.

Avec les mots-clés, les membres peuvent partager des photos sur le même thème et créer une sorte de communauté d’échange. Par ailleurs, chaque membre peut laisser des commentaires accessibles à tous sur chaque photo.

L’ensemble des mots-clés d’une personne peut être visualisé par des nuages de mots clefs. Ce concept permet un survol de l’ensemble des intérêts d’une personne ou même d’un groupe.

Pour augmenter ce sentiment de partage, les membres peuvent diffuser leurs photos sous une des licences Creative Commons, les rendant ainsi réutilisables (si la licence le permet) dans des projets de production numérique comme un site web.

Il est très bénéfique d’utiliser la folksonomie puisque peu importe quel ordinateur on utilise, nous pouvons avoir accès à nos liens favoris. De plus, cette méthode de recherche est efficace et elle est aussi pertinente que Google.

Le site Del.icio.us est un moyen efficace pour effectuer du social bookmarking. Grâce à ce site, on peut accéder à une multitude de signets qui sont généralement associés à des mots-clés. On peut y voir combien de personnes ont ajouté, dans leurs propres favoris, nos propres signets. Il est également possible d’aller voir quels mots-clés ont été associés à nos signets. La folksonomie ne concerne pas seulement les signets mais s’étend aussi aux vidéos et aux images.

En effet, la folksonomie est un gros paquet de favoris sociaux avec des notes et des types de site Web (signets). C’est un outil de recherche qui comprend les bookmarks (liens favoris) des autres qui font en sorte que les utilisateurs d’Internet échangent des informations entre eux. Le but est de créer une grande banque de données gratuites. C’est une manière de créer, partager et rendre public ce que l’on trouve important.

Caractéristiques de la folksonomie

  • Rendre l’information accessible ;
  • Utilisation facile, omnidirectionnelle et bidirectionnelle ;
  • Contribue à la formation du Web ;
  • Wiki, blogs dans le même mouvement ;
  • Tout le monde peut contribuer ;
  • Peut toucher tout le monde ;
  • Facilité de production tout le monde peut le produire facilement. Aucune compétence requise. Beaucoup d’outils sur le Web pour produire des signets ;
  • Peu coûteux ;
  • Permet à l’usager d’indexer des documents ou des informations et de les retrouver grâce à une classification des données à l’aide de mots-clés ;
  • Permettre aux internautes de mettre du contenu sur Internet et de partager leurs opinions ;
  • Permet d’accroitre et de rendre plus rapide la diffusion de l’information ;
  • Les utilisateurs sont libres de choisir leurs propres mots-clés. La folksonomie est réellement centrée sur l’utilisateur. Il peut en faire une utilisation personnelle, professionnelle etc. De cette façon, l’utilisateur peut devenir plus structuré et cela lui permet d’organiser toutes ses informations ;
  • Permet l’ouverture d’esprit, c’est pourquoi la notion de partage est souvent évoquée ;
    • Par exemple, il est possible de partager des photos ou des documents personnels que les autres usagers peuvent conserver et réutiliser au besoin ;
  • Les consensus ne sont pas nécessaires en folksonomie. Il est alors impossible de lui reprocher les visions politiques ou encore les idéologies.

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